Astuce : Moins acheter, le pouvoir des listes (et autres conseils)

Certains se demanderont peut être pourquoi vouloir moins acheter, si on en a les moyens ? Effectivement, ce n’est pas forcément une question d’argent. Dans mon cas, les raisons qui m’ont menées vers cela sont :

  • La « culpabilité » d’acheter des choses que finalement je n’utilisais pas, le refus de la surconsommation
  • Le constat que ces objets inutiles ou en double encombrent le logement, compliquent le rangement, le ménage, me prennent du temps à entretenir, etc.
  • La prise de conscience de l’impact écologique de la fabrication du moindre objet neuf (puiser les ressources nécessaires pour le faire, exploiter parfois les personnes fabricants l’objet, produire un déchet supplémentaire en fin de vie, etc.)

J’ai donc voulu réduire mes achats. Je n’ai jamais été dans l’excès mais dés que j’ai eu mes 1ers salaires je prenais plaisir à les dépenser régulièrement notamment dans des vêtements, et force est de constater que le plaisir était plus que fugace. Car aujourd’hui je consomme (vis) différemment, plus d’immatériel que de matériel (sorties culturelles, ballades, restaurants, etc.), et cela nourrit davantage mon esprit et mon cœur. L’impact négatif que pouvaient avoir ces achats devient un impact positif :

  • J’apprends davantage
  • J’ai plus de temps
  • Je suis plus dans la découverte et l’émerveillement
  • Je nourris ma créativité
  • Mon rapport à l’autre change
  • Je suis plus dans l’être que l’avoir
  • Je participe à mon échelle à ralentir la la course aux profits, la société de surconsommation
  • J’évolue

Pour autant, il n’est pas toujours simple de réduire ses achats (habitudes ancrées et sollicitations constantes des marques), alors voici les quelques astuces qui peuvent m’aider.

La liste d’achats

On connait tous la liste de courses « alimentaires ». Que j’utilise aussi, sur mon téléphone. Elle permet de n’acheter que ce qui est nécessaire, en fonction de l’état de nos placards et du frigo.

Je me suis aussi constituée une liste d’achats « globale », où je note toutes les choses dont j’ai besoin, et parfois même envie. L’avantage c’est que cela nous permet de prendre le temps pour faire cet achat ou pas. En effet, on peut alors se demander :

  • Si on en a vraiment besoin
  • Si on en a vraiment envie
  • Quel est le prix qu’on souhaite y mettre
  • Si on privilégie le neuf ou le seconde main
  • Si on privilégie une marque éco-responsable ou pas
  • Le modèle le plus adéquat par rapport à ce qu’on possède déjà, à notre mode de vie

La liste contrôle l’impulsivité qu’on peut parfois avoir dans les achats, due aux sollicitations constantes des publicités, des vitrines de magasins, etc. Ainsi, il est arrivé fréquemment qu’un objet figure depuis plusieurs mois dans ma liste puis finalement que je le retire remarquant que ce n’était qu’une envie passagère. J’économise ainsi de l’argent et de l’espace !

Éviter le shopping en loisir

Dorénavant, je ne fais plus de shopping « récréatif », c’est à dire que je ne me déplace plus dans un magasin sans avoir un besoin précis. La liste est le prérequis au déplacement ! Et avant le déplacement j’ai eu le temps de réfléchir à ce dont j’avais vraiment besoin ou envie.

Comparer !

Je compare souvent en amont sur Internet avant de réaliser l’achat dans une boutique physique (si je peux) où la pression des vendeurs et l’attrait du magasin font qu’on n’arrive souvent plus à bien réfléchir et qu’on achète mal ou trop.

Partir pour laisser mûrir

Si par « mégarde » (!) je croise un objet qui me fait de l’œil sans qu’il ait été au préalable sur ma liste, j’essaye de ne pas l’acheter maintenant et préfère partir, réfléchir et si quelques jours après j’estime en avoir toujours envie / besoin, je vais l’acheter, mais en sachant cette fois clairement pourquoi.

__________________

Je terminerai cet article en précisant que cette démarche, si on souhaite l’adopter, est progressive, et aide simplement à réduire. Il est évident que parfois on « craquera » et possiblement on regrettera ou on culpabilisera, mais tant qu’on réduit c’est déjà du mieux, à notre échelle et à plus grande échelle si on est plusieurs à l’appliquer. Le tout est toujours de faire ce qu’on peut, ce qu’on veut, en fonction de nos moyens dans le sens le plus général du terme.

 

6 réflexions sur “Astuce : Moins acheter, le pouvoir des listes (et autres conseils)

  1. Ping : Zéro déchet et Minimalisme : décomplexer, ne pas culpabiliser – Promenade Minimaliste

  2. Ping : Ce que m’apportent le minimalisme et le zero dechet – Promenade Minimaliste

  3. Hej Mercredi

    Passion listes !!!
    Je suis comme toi, je fais des « wishlist » pour tout, et surtout j’attends toujours quelques jours / semaines avant d’acheter quelque chose dont j’ai envie… Souvent, ce besoin d’acheter passe tout seul.

    Aimé par 1 personne

  4. Merci beaucoup pour cet article. Cela fait un an déjà que je suis sur la piste du minimalisme – niveau dépenses. Plus on a de sous, plus on les dépenses.
    Depuis septembre dernier, en une année, j’ai réussi à mettre presque 6000 euros de côté. Si tu le souhaite, j’ai plusieurs articles à ce propos sur mon blog avec mes conseils.
    Je te souhaite une très bonne continuation, bonne journée ☺️

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