Réduire son espace de vie : la clé vers la simplicité et le bonheur ?

Cela fait quelques mois que je n’ai pas publié sur le blog, le temps de réaliser quelques projets personnels. Je reviens aujourd’hui avec un sujet qui me passionne depuis un moment, que je ne vis pas (encore ?!) mais que j’observe avec curiosité, admiration et envie : réduire son espace de vie. C’est une idée qui peut paraitre saugrenue car on a souvent naturellement tendance à vouloir toujours plus : plus d’argent, une plus grande maison, plus de vêtements, plus de sorties, plus de voyages, etc. Et vouloir moins peut être considéré comme une régression, comme un appauvrissement. Et pourtant, les ressources qui ont alimenté ma réflexion semblent illustrer l’opposé.

Logement et minimalisme

Vivre dans plus petit peut s’ancrer dans une démarche minimaliste quand c’est un choix.Quand on pense au minimalisme, on fait facilement le lien avec le fait d’avoir moins de possessions, et réduire son espace le permet d’autant plus facilement car il pousse à trier davantage (une réflexion sur le tri dans cet article).

Mais le minimalisme ne se limite pas à cela. Car il y a bien un intérêt à avoir moins, à vivre dans plus petit : rendre sa vie plus simple, pour accéder à l’essentiel. Accéder à l’essentiel, c’est à dire déjà avoir plus de temps pour ce qui compte vraiment. Et c’est aussi plus de temps pour identifier ce qui nous est essentiel. Le trop plein d’objets, d’activités, de relations parfois, ne nous laisse pas le temps de s’écouter et de nous connaitre. Si nous nous connaissons mal, il est alors plus compliqué de réellement savoir ce qui nous met en joie, ce qui nous fait nous sentir bien.  L’essentiel est différent pour chacun. C’est en tout cas ce qui nous rend le plus heureux. L’essentiel est ce qui répond à nos valeurs, et elles sont souvent loin d’être matérielles.

Avoir moins c’est finalement « posséder » plus. Et cela pourrait se vérifier dans la taille de son habitation. Vivre dans un plus petit espace, c’est avoir moins d’objets inutiles. C’est consacrer moins de temps aux tâches ménagères. C’est avoir plus de temps à soi et pour ses proches, passer des moments de qualité.

La mouvance tiny house

Les tiny house, ou mini maison, sont des maisons mobiles qui font moins de 20m carré au sol. Elles peuvent se déplacer étant majoritairement sur roues mais dans les faits il semblerait que ce soit plutôt très ponctuel, quand il y a déménagement par exemple. Je parle de « mouvance » tiny house car cela devient désormais un choix de vivre dans de très petites surfaces, et pas seulement une nécessité par manque de moyens.

Le lien avec la nature est grand. En effet, ces habitations se situent souvent proches de la nature, si ce n’est pas complétement dans la nature. Et c’est là, à mon sens, que la démarche est complète permettant alors de passer son temps libre dans ce qui comble davantage le cœur, le corps et l’esprit que nos objets du quotidien : la proximité avec la nature rend heureux !

Les « mini maisons » sont des bijoux d’ingéniosité et d’agencement : il s’agit d’optimiser l’espace et de l’adapter à sa façon de vivre : grand coin cuisine pour certains, douche 2 places pour d’autres, parfois même jusqu’à 2 mezzanines quand une famille entière vit dedans. Les tiny house sont des habitations personnalisées.

Pour en savoir plus :

  • La super chaine Youtube Living big in a tiny house où Bryce (lui même vivant dans une tiny house) parcourt essentiellement la Nouvelle Zélande et l’Australie pour faire des visites de tiny house avec leurs propriétaires. Elles sont toutes différentes dans leur style même si l’agencement est souvent le même (« le loft » accueille un lit en mezzanine, la cuisine occupe souvent une grande place même si elle est généralement « en couloir », les marches pour accéder au « loft » cachent des rangements, etc.).
  • Un article très intéressant et complet : Une maison pour demain, la tiny house
  • L’émission sur Netflix « Tiny house nation » qui présente des constructions de tiny house aux États unis. Dans la saison 1, les motivations des personnes ne sont pas forcément écologiques ou à visée minimalistes, mais cela montre aussi que les tiny house sont une solution économique. Et qui dit moins de frais peut aussi vouloir dire moins de temps à travailler, plus de temps pour soi et on retrouve alors l’idée de vivre avec l’essentiel.

La maison roulante : vanlife, camperlife

Certains font le choix de vivre dans plus petit pour voyager. Pas seulement pour économiser sur ses factures mais pour optimiser la logistique : ils vivent dans le véhicule avec lequel ils voyagent. C’est une vie de nomade qui semblent attirer de plus en plus, souvent des jeunes qui ne se retrouvent plus dans une vie sédentaire « routinière ».

L’accent est mis sur les découvertes, culturelles et naturelles. C’est cette idée que vivre avec moins ouvre le champ des possibles contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord.

Pour en savoir plus :

  • Le super documentaire Netflix « Expedition Happiness », qui montre un couple parcourant le continent américain dans un bus scolaire qu’ils ont retapé. J’en parle davantage dans cet article.
  • La chaine Youtube de Gregsway  qui fait de très belles vidéos et qui parcourt les routes avec « Henri the bus », son vieux camping car.
  • Les dernières vidéos de José Anne SC qui après avoir quitté sa petite maison avec sa famille pour s’installer dans un mobile home, a acheté un camping car pour parcourir l’Europe quelques mois.

Le stade ultime : l’autonomie énergétique et alimentaire

Certains poussent même la démarche encore plus loin : l’autonomie ! Être autonome en électricité, en eau, et autant qu’on peut en alimentation avec un potager par exemple. Je trouve cela très impressionnant et attirant ce retour à la nature et à la simplicité. Je ne pense pas non plus qu’il faille rejeter le projet technologique ou devenir ermite, mais certains gestes simples, oubliés parfois, permettent d’éviter la surconsommation qu’on nous pousse à entretenir.

Dans ce contexte, on n’est pas nécessairement dans un habitat plus petit, mais être autonome est à mon sens le summum du minimalisme car on occupe une partie de son temps avec ce qui est réellement essentiel pour chacun, nos besoins primaires : se nourrir, se chauffer, etc. Je découvre depuis peu le sujet, et ne peux en dire beaucoup plus pour le moment aussi je vous conseille les références suivantes.

Pour en savoir plus :

  • La chaine Youtube de Rob Greenfield, en anglais, qui vient de se donner le défi d’être 100% autonome en nourriture. Il vit dans une tiny house et partages avec son quartier les connaissances qu’il a acquise dans ces domaines pour impulser un mouvement collectif.
  • Deux chaines Youtube en français découvertes très récemment : Ma ferme autonome qui part notamment à la rencontre de personnes étant dans une démarche d’autonomie et Comme un pinguin dans le désert, qui montre l’avancement de l’auto construction d’une maison autonome d’un jeune couple.

Un futur projet ?

Ce sujet de l’habitat et du minimalisme m’intéresse beaucoup depuis quelques temps, et pourtant, j’ai accompli l’inverse ces dernières semaines. Certes, j’ai quitté Paris pour me rapprocher d’une région où je considère la nature plus présente (donc synonyme pour moi davantage de moments de qualité),ais nous sommes aussi « tombé » dans le piège du « c’est-moins-cher-en-province-alors-on-prend-un-appart-plus-grand ». A relativiser cependant, les raisons restent bonnes à notre sens : une terrasse pour profiter d’un espace « extérieur » à nous, un bureau pour le travail en freelance de mon conjoint. Mais je pense vraiment qu’on serait capable de faire autrement : sauterons-nous un jour le pas de vivre dans beaucoup plus petit ?!

J’ai eu un avant gout positif de ce mode de vie à deux reprises ces dernières années.

  • Pour mes 30 ans : il ne s’agissait pas d’une tiny house mais d’un éco-lodge perdu dans la Corrèze. Certes, il avait un coté un peu luxueux avec son jaccuzzi exterieur mais j’ai quand même touché du doigt le fait de vivre dans un habitat en pleine nature, éco-conçu, où la déco sont les fenêtres ouvertes sur la forêt.
  • Lors d’un weekend en Normandie : dans un kota finlandais, un chalet en bois de forme circulaire. L’espace était réduit, la nature et les animaux de la « ferme » au pas de la porte ! Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, les moments passés étaient toujours de qualité de part le calme et la verdure environnants, l’introspection et le partage qui découlent de ce contexte serein.

Quelles sont vos expériences en la matière ? Partagez-vous l’idée que le bonheur ne tient pas à la taille de son logement (quand c’est un choix évidemment) ?

2 réflexions sur “Réduire son espace de vie : la clé vers la simplicité et le bonheur ?

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